Attention : Faux contrôles d’attestation de déplacement dérogatoire

Le Ministère de l’Intérieur alerte les Français sur la recrudescence des faux contrôles d’attestation de déplacement dérogatoire. En effet, de faux policiers profitent de la crise sanitaire pour monter des escroqueries. Ils demandent le paiement immédiat et en liquide de l’amende aux personnes qui  ne respectent pas le confinement.
Depuis l’apparition des premiers cas de Covid-19 en France, des escrocs profitent de l’état d’urgence sanitaire et du stress engendré pour arnaquer des citoyens. Le climat délétère engendre des situations ubuesques. Les arnaqueurs extorquent de l’argent à leurs victimes en usurpant l’identité d’un policier.
Ils procèdent à de faux contrôles d’attestation de déplacement dérogatoire des passants, dans la rue et arrêtent même des automobilistes. Leur objectif est de trouver des personnes qui ne respectent pas les règles du confinement et de leur faire payer l’amende en liquide, immédiatement. Cette procédure est totalement illégale. Aucun policier ne demande le paiement immédiat. Normalement, ils verbalisent et l’amende est envoyée par la Poste. Le contrevenant a ensuite 45 jours pour la payer.C’est pourquoi, les forces de l’ordre appellent la population à la plus grande vigilance en la mettant en garde, contres ces agissements. Les escrocs sont souvent en tenue civile et arborent des brassards non réglementaires de police ou de gendarmerie. L’état d’urgence sanitaire provoque une véritable opportunité pour les arnaqueurs. Ils ne sont jamais à court d’idées pour extorquer de l’argent aux personnes les plus vulnérables. La malveillance n’a pas de limite.

Avec la pandémie du Covid-19 qui sévit actuellement, l’Etat a mis en place un confinement pour limiter les déplacements pour lutter contre la propagation du Coronavirus. Les forces de l’ordre sont déployées sur le territoire pour faire respecter les consignes de sécurité. Aussi, des policiers, des gendarmes, des militaires, des policiers municipaux multiplient-ils les contrôles.

En cas de non-respect de la loi, ils verbalisent les contrevenants avec une amende de 135 euros pour une première violation de la loi. Il est prudent de payer l’amende sous 45 jours, sinon, elle est majorée et s’élève à 375 euros. En cas de récidive, dans les 15 jours, elle s’élève à 200 euros et 475 euros en cas de majoration. Pour les multi-récidivistes sur une période de 30 jours, elle peut monter à 3 750 €  et jusqu’à 6 mois d’ emprisonnement.

La prudence est mère de sûreté, sortez avec votre attestation et suivez ces quelques conseils. Si votre attestation de déplacement dérogatoire n’est pas conforme, les agents de police ou de gendarmerie dressent toujours un procès verbal, en cas d’infraction. Ils n’ont pas le droit d’exiger le paiement de l’amende. Vous payez quand vous la recevez par la Poste.

Soyez donc attentifs, dans la majorité des cas, les policiers ou gendarmes sont identifiables et portent un uniforme, lors de contrôles. Ils portent un brassard gris rétro fléchissant et on peut y lire leur numéro d’identification. Ils portent aussi  une bande tricolore avec la mention « GENDARMERIE ». Les policiers qui contrôlent en tenue civile portent un brassard orange et fluorescent avec la mention « POLICE ».

Si vous êtes contrôlé par une personne en civil et qu’elle vous demande de payer l’amende immédiatement, demandez-lui sa carte professionnelle. Elle est du même format que celle de la Sécurité Sociale. On y voit un bandeau tricolore, la photo du policier ou du gendarme. Si l’individu refuse de vous la présenter, vous êtes en droit d’appeler la gendarmerie au 17 pour signaler une tentative d’arnaque.

Jackie

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